le pissenlit…pour vous nettoyer

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« Le pissenlit essore l’éponge hépatique et rince le filtre rénal » Henry Leclerc

Le pissenlit est principalement connu comme plante dépurative, et ceci depuis des millénaires. Si l’on combine efficacité, accessibilité et abondance en nature, aucune autre plante n’arrive à l’égaler. C’est la racine qui sera employée dans ce contexte.

J’ai longuement parlé de la cure dépurative dans l’article à ce sujet. Elle est non seulement toujours d’actualité, elle est aussi un outil indispensable pour les personnes qui veulent faire de la prévention de maladies. Les organes d’élimination de l’homme moderne sont constamment sollicités. Lorsque petits excès et engorgements amènent à des problèmes d’encrassage (un terme de Jean Seignalet), le pissenlit peut faciliter l’évacuation des déchets en «ouvrant» les canaux d’élimination.

Cazin(1) nous dit qu’il l’utilise «en décoction dans les vices de sécrétion de la bile ; dans l’ictère essentiel ou symptomatique, et surtout dans les engorgements hépatiques ou spléniques qui suivent les fièvres intermittentes». Le terme ictère signifie jaunisse. On notera l’expression «vices de sécrétions de la bile», dénotant une faiblesse hépatobiliaire. Cette faiblesse se retrouve chez beaucoup d’individus aujourd’hui d’une manière constitutionnelle, et s’exprime souvent par des difficultés à digérer tout ce qui est gras. En effet, on se souviendra que la bile émulsifie les lipides afin d’augmenter leur surface de contact pour que les lipases puissent intervenir d’une manière efficace.

Plus tard, Leclerc(5) confirme ces propriétés : «L’observation clinique m’a mis à même de constater que le pissenlit possède réellement la propriété de favoriser le cours de la bile ; en le prescrivant à des malades atteints d’angiocholite chronique, de congestion du foie, de cholélithiase, j’ai vu s’atténuer les crises douloureuses et s’amender les symptômes d’insuffisance hépatique».

Les études récentes nous montrent que le pissenlit non seulement augmente l’activité du foie, mais il le protège aussi grâce à ses propriétés antioxydantes(2). Il peut donc être utilisé pour protéger un foie qui souffre (noté au travers de taux d’ALAT trop élevés par exemple).


 

Le pissenlit est connu comme «nettoyeur du sang». Cette vieille notion de «charge sanguine» peut être comprise par tous. De nombreux déchets sont véhiculés en circulation sanguine et doivent être éliminés rapidement par le foie. Lorsque le foie tourne au ralenti, le sang devient «sale». Le pissenlit, en activant le métabolisme de ces déchets au niveau du foie, peut nettoyer le sang.

«Le pissenlit essore l’éponge hépatique et rince le filtre rénal»
Henry Leclerc

Cette notion s’applique à de nombreux déséquilibres de santé. Chez les allergiques par exemple, le foie doit se débarrasser des complexes immuns. Dans les douleurs articulaires liées à un excès d’acide urique, le foie et les reins doivent se débarrasser de cette substance problématique.

Lorsque les organes de nettoyages fonctionnent mieux, on arrive à s’imaginer comment d’autres processus physiologiques arrivent à en bénéficier. Le système immunitaire peut être plus efficace(3). La personne peut se sentir moins fatiguée(4).

De plus, tout ceci ne semble être qu’une vue partielle, en surface. Weiss(7) explique que «tous ces effets ne sont que des aspects partiels de l’effet général de la plante sur l’activité cellulaire». Le pissenlit agirait donc au coeur même de la cellule, ce qui nous amène à la section «anti-cancer» que vous trouverez plus bas.

Salade de pissenlit :

Salade de pissenlit

A la sortie de l’hiver, les rosettes des jeunes pissenlits sont tendres. La salade de pissenlit est une tradition dépurative ancestrale que je suis depuis plusieurs années. Voici une façon de les préparer, à la Provençale :

  • Ramassez la rosette entière avec un tout petit morceau de la racine. Ceci permet d’obtenir l’effet hépatique de la racine et l’effet diurétique de la feuille. De plus, la racine donne du croustillant à la salade (et de l’amer aussi). N’en coupez qu’un tout petit bout près de la rosette afin que la plante puisse se régénérer ;
  • Lavez vos pissenlits plusieurs fois ;
  • Préparez une vinaigrette à base d’huile d’olive, de vinaigre de vin et de moutarde. Ne soyez pas avare sur la quantité ;
  • Rajoutez de l’ail écrasé ;
  • Rajoutez quelques anchois écrasés ;
  • Mélangez le tout.

Le sel des anchois va légèrement s’opposer à l’effet diurétique afin d’éviter une urination trop abondante. L’huile d’olive, la moutarde et l’ail sont «réchauffants» et vont équilibrer la froideur de la plante. Nous rentrons ici dans la phytothérapie énergétique, et nous tentons d’équilibrer les énergies pour cette préparation qui doit rester nourrissante avant tout.

Digestive

Le pissenlit peut être utilisé comme digestif amer. On le prendra avant les repas afin de stimuler la sécrétion des sucs gastriques (au niveau de l’estomac, de la vésicule biliaire et du pancréas) et la tonicité des muscles lisses digestifs lorsque nécessaire.

Cazin(1) explique qu’il est efficace «pour relever les forces digestives et rétablir les sécrétions». On peut l’utiliser chez la personne manquant d’appétit après une longue maladie par exemple. Culpeper(10) parle de pissenlit dans les cas de cachexie, affaiblissement profond de l’organisme lié à une dénutrition importante.

La racine de pissenlit peut corriger les problèmes de constipation chronique en augmentant le débit de bile, notre laxatif naturel. La racine de pissenlit n’est pas aussi efficace que la racine de patience crépue pour la constipation, mais elle est par contre mieux tolérée sur le long terme. Chez l’enfant constipé, le pissenlit est mieux toléré que la patience crépue qui peut être trop irritante pour les muqueuses intestinales.

Nous n’avons pas parlé du pancréas, mais les observations cliniques pointent vers une action positive du pissenlit sur la glycémie sanguine.

Fournier(6), en utilisant les termes de Ripperger, nous donne un beau résumé des propriétés digestives de la plante : «Le pissenlit est un exemple de l’harmonieuse pluralité d’action des remèdes végétaux, qui [...] concourent dans leur complexité à l’alternance harmonisée qu’exige l’ensemble de l’appareil digestif comme récepteur, transformateur, puis distributeur des substances alimentaires et en fin de compte, dont a besoin tout l’organisme pour son parfait fonctionnement».

Je simplifie : le pissenlit agit un peu comme chef d’orchestre de tous les organes digestifs.

Diurétique

Comme son nom l’indique, le pissenlit augmente la diurèse et ceci de manière notable. Et notez que c’est la feuille qui a une affinité particulière pour les reins, plus que la racine.

On l’utilise donc dans les cas de rétention d’eau et oedèmes. Si vous vous sentez gonflé et que vous suspectez une rétention d’eau, la feuille de pissenlit pourra valider cette hypothèse. Faites-en une cure pendant une semaine. Si vous perdez arrivez à perdre un peu de poids, vous n’avez hélas pas maigri d’une manière miraculeuse. Vous avez plutôt « pissé » une partie de votre eau (pardonnez l’expression).

Cazin(1) parle «d’hydropisie de poitrine» (ancien terme pour l’oedème) chez un patient : «l’usage du suc de pissenlit le soulagea beaucoup en excitant la sécrétion urinaire. Itard a vu une anasarque assez considérable se dissiper au bout de trois semaines par l’usage de ce suc. Hanin a eu aussi de fréquentes occasions d’observer les bons effets du pissenlit dans les hydropisies» (anasarque = syndrome œdémateux généralisé).

Weiss(7) la recommande chez la personne âgée, «elle encourage l’excrétion rénale et l’élimination des substances qui ont tendance à se déposer dans le corps» de ces personnes. Le pissenlit est aussi indiqué «pour contrer la tendance à développer des calculs».

Vous pouvez l’utiliser dans la gestion de l’hypertension essentielle, lorsque la pression systolique ne dépasse pas les 15 à 16.

Elle est aussi utile chez la femme dans la gestion de la rétention d’eau prémenstruelle. Dans ce contexte, mélangez racine et feuille. La feuille agira comme diurétique, la racine activera le foie, organe essentiel dans la gestion des problèmes hormonaux (le foie recycle le trop plein d’hormones).

Pissenlit en pot
Pissenlit en pot – pourquoi pas ?

Douleurs articulaires

Comme mentionné plus haut, un problème d’élimination peut être la cause de douleurs articulaires. C’est Weiss(7) qui en parle le mieux dans ce contexte : «L’utilisation du pissenlit pour le traitement des maladies dégénératives des articulations est beaucoup plus importante. Le processus arthritique est l’indication primaire pour Taraxacum. La plante a été utilisée avec beaucoup de succès dans les traitements préventifs».

Notez ici qu’on envisage le pissenlit lorsque les douleurs articulaires sont accompagnées de difficultés d’élimination (qui peuvent être dues à des causes constitutionnelles – le foie et les reins ont toujours été «paresseux» par exemple).

Anti-cancer

Siyaram Pandey, un chercheur à l’université de Windsor au Canada, étudie le pouvoir anti-cancer de la racine de pissenlit depuis plus de 3 ans. Il fut d’abord approché par le docteur Caroline Hamm, une oncologiste curieuse de comprendre pourquoi certains de ses patients buvant de l’infusion de pissenlit semblaient se rétablir mieux que les autres.

«Pour être honnête avec vous, j’étais très pessimiste au début» raconte Pandey lors d’un entretien avec CBC News. «Cela pouvait être une coïncidence».

Coïncidence ? Point du tout.

Les équipes de Pandey démontrèrent que la racine de pissenlit force les cellules cancéreuses les plus agressives à se suicider (un processus appelé l’apoptose), le tout dans le contexte de la leucémie myélo-monocytaire.

«C’était surprenant, mais pas aussi surprenant que de constater que le pissenlit était bénin pour les cellules normales» nous dit Pandey.

Michael Tierra, phytothérapeute américain très apprécié et fondateur de la East West School of Planetary Herbology, explique dans un article sur taraxacum et arctium : «J’ai étudié littéralement des centaines de plantes du monde entier, et en prenant en compte le coût, la disponibilité, le goût (à ne pas négliger car les gens souffrant de maladies chroniques comme le cancer doivent prendre leurs plantes au moins trois fois par jour pendant des mois) – il n’y a probablement aucune plante anti-cancer sur cette planète aussi simple et puissante que le pissenlit et la bardane» (nous parlerons de la bardane dans un futur article).

Tierra rajoute : «Ceci ne veut pas dire que le pissenlit et la bardane garantissent un traitement du cancer. La même affirmation ne peut être dite au sujet des traitements médicaux conventionnels. Ceci veut simplement dire que ces plantes sont capables d’optimiser les processus physiologiques nécessaires pour détruire les cellules cancéreuses et prévenir leur prolifération».

Il est évident que tout ceci ne doit être entrepris qu’en complémentarité d’un accompagnement médical adéquat (et avec l’accord de l’oncologue, si il a poussé sa culture sur le sujet ????).

Chaleur interne

Matthew Wood(8) nous donne des indications spécifiques liées à la médecine énergétique.

Il l’indique lorsque la chaleur descend profondément dans les tissus, épaississant les fluides et ralentissant le drainage des tissus. Ceci entraîne une inflammation des tissus profonds, ce qui peut infecter les muscles et les os. Le pissenlit va refroidir l’excès de chaleur et disperser les fluides épaissis. Culpeper d’ailleurs, dans son fameux ouvrage datant de 1652(10), nous disait déjà que le pissenlit a des qualités d’ouverture et de nettoyage des passages.

Wood utilise la langue pour déterminer si le pissenlit est nécessaire : la langue est «géographique», semble être ulcérée par endroits, avec des taches plus foncées et plus claires, et laissant entrevoir des points rouges et sensibles (une observation documentée par les homéopathes, Boericke en particulier). Cette cartographie peut parfois être observée au sommet ou sur la pointe de la langue, parfois sur les cotés.

Wood explique qu’«après avoir donné du pissenlit, la langue passe en général du rouge foncé au rose foncé, indiquant que la chaleur a été libérée des profondeurs, mais qu’une sensibilité à la chaleur persiste». Il a utilisé le pissenlit avec succès dans des cas de trouble maniaco-dépressif accompagné de langue géographique.

La médecine Chinoise parle aussi de taraxacum (T. mongolicum) pour «clarifier la chaleur toxique» entrainant abcès (du sein, du poumon, appendicite), douleurs et gonflements. Le point commun étant une chaleur et inflammation (le pissenlit étant de nature refroidissante) ainsi que du liquide épaissi et bloqué (le pissenlit étant diurétique et relâchant les fluides). On constate par exemple qu’une otite séreuse correspond à cette situation.

Sa capacité à éliminer non seulement la chaleur mais aussi la toxicité au niveau profond nous ramène à la détoxification cellulaire, les «pathologies d’encrassage» de Seignalet, et la propriété anti-cancer exposée ci-dessus.

Les études récentes(9) confirment un effet anti-inflammatoire au niveau cellulaire. Tout se recoupe…

Sphère émotionnelle

L’élixir floral de fleur de pissenlit apporte des propriétés intéressantes. On l’utilise pour la personne de type A, constamment en mouvement, constamment au travail, mettant la barre très haut.

La personnalité pissenlit est souvent l’entrepreneur qui connait seulement deux états : ON ou OFF. Le problème étant l’épuisement dû au stress chronique (le «burnout»). La personne abuse de sa résistance physique et n’arrive pas à s’écouter.

L’élixir va aider cette personne à écouter ses besoins corporels, à ralentir, à retrouver un équilibre. Il agit parfois sur les tensions musculaires provoquées par ce stress constant (un stress très souvent positif, mais qui néanmoins use la machine).

Là encore, tout se recoupe : on retrouve la personnalité Pita de médecine ayurvédique, caractérisée par le chaud et le feu, avec un pissenlit qui s’avère refroidissant et calmant. On pensera aussi à lui pour les caractères susceptibles et irascibles avec colères explosives et rougeur/chaleur à la tête – la montée du feu du foie de la médecine chinoise. On revient au foie, on boucle la boucle.

Indications diverses

Contrindications et précautions

  • Le pissenlit est mal adapté à la personne fine, frêle et ayant tendance à avoir souvent froid ;
  • Vu son effet diurétique, elle aggrave les problèmes de peau et muqueuse trop sèche ;
  • Elle est contrindiquée chez la personne faisant de l’hypotension ;
  • Vu l’effet marqué de la plante sur le foie, il peut y avoir interaction avec certaines classes de médicaments.

Utilisation du pissenlit

Les feuilles sont utilisées pour leur effet diurétique. La racine est utilisée pour son action sur le foie et au niveau cellulaire.

L’infusion des feuilles est beaucoup plus amère que la décoction des racines.

La plante est très facile à ramasser ou à trouver en herboristerie.

  • Teinture des feuilles séchées : au taux de 1:5 (100 g de plante pour 500 ml d’alcool) dans de l’alcool à 40° à 50°. Prendre 40 à 60 gouttes de 2 à 3 fois par jour selon la personne et la condition ;
  • Teinture des racines séchées : au taux de 1:5 (100 g de plante pour 500 ml d’alcool) dans de l’alcool à 50°. Sinon, utilisez la méthode de teinture de plante « quasi-fraîche » expliquée dans mon article sur les teintures mères. Même dosage ;
  • Infusion des feuilles,30 g/L : prendre une tasse 2 à 3 fois par jour ;
  • Décoction des racines, 30 à 50 g/L : prendre une tasse 2 à 3 fois par jour ;
  • Racine pulvérisée (style médecine chinoise) : de 10g à 30g de poudre ;
  • Suc de racine fraiche : 1 à 2 cuillères à soupe par jour(5).

Leclerc(5) donne la recette suivante pour stabiliser le suc de racine fraiche :

  • Suc de racines fraiches de pissenlit : 100g
  • Alcool à 90° : 18g
  • Glycérine : 15g
  • Eau : 17g

Cueillette et séchage

La feuille se ramasse au besoin tout au long de l’année, bien qu’elle soit plus tendre à la sortie de l’hiver pour les salades.

La racine se ramasse idéalement à l’automne lorsque l’énergie repart vers les racines. Mais l’herboristerie pratique nous dit ceci : on ramasse au besoin. J’ai ramassé la racine à tout moment de l’année, et les effets sont tout aussi satisfaisants.

La racine se présente sous la forme d’une carotte, il faut donc faire attention à ne pas la casser ou en laisser des morceaux dans le sol. L’idéal est de ramasser après une pluie, ou de déverser un arrosoir sur la plante, laisser pénétrer puis déraciner à la bêche.

Pissenlit (Taraxacum officinale)

Coupez les feuilles à l’aide d’un sécateur à la base de la partie blanche (en dessous du rouge).

Pissenlit (Taraxacum officinale)

Nettoyez et stockez la racine entière afin de minimiser la surface de contact avec l’air. La découpe pour la décoction ou la teinture, ou la pulvérisation se fait au dernier moment.

Stockez les feuilles entières. Pas besoin de les découper pour préparer la teinture mère de feuille, ou une infusion des feuilles.

Le stockage se fait dans des bocaux hermétiques, ou dans des sacs en papier gardés dans une pièce sombre, fraiche et sèche. La plante se garde assez longtemps sans perdre ses propriétés.

Pissenlit (Taraxacum officinale)


Références

(1) Cazin, F.J., « Traité pratique & raisonné des plantes médicinales indigènes  , 1850

(2) Colle D, Arantes LP, Gubert P, da Luz SC, Athayde ML, Teixeira Rocha JB, Soares FA. Antioxidant properties of Taraxacum officinale leaf extract are involved in the protective effect against hepatoxicity induced by acetaminophen in mice. J Med Food. 2012 Jun;15(6):549-56.

(3) Lee BR, Lee JH, An HJ. Effects of Taraxacum officinale on fatigue and immunological parameters in mice. Molecules. 2012 Nov 7;17(11):13253-65.

(4) Jinchun Z, Jie C. The effects of Taraxacum officinale extracts (TOE) supplementation on physical fatigue in mice. Afr J Tradit Complement Altern Med. 2011;8(2):128-33.

(5) Leclerc, Henri,  « Précis de phytothérapie : essais de thérapeutique par les plantes françaises », 1954

(6) Fournier, Paul-Victor, « Dictionnaire des Plantes Médicinales et Vénéneuses de France », 1947

(7) Weiss, Fintelmann, « Herbal Medicine » , 2000

(8) Wood, Matthew, « The Earthwise Herbal: A Complete Guide to Old World Medicinal Plants », 2008.

(9) Koh YJ, Cha DS, Ko JS, Park HJ, Choi HD. Anti-inflammatory effect of Taraxacum officinale leaves on lipopolysaccharide-induced inflammatory responses in RAW 264.7 cells. J Med Food. 2010 Aug;13(4):870-8.

(10) Culpeper, « The English Physician », 1652

 

source : AltheaProvence

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