Journée mondiale contre le cancer : « On ne s’en sort bien que si on se bat et qu’on vit avec cette maladie »

Le cancer a touché plus de 300.000 Français en 2018. Deux Mayennaises ont accepté de témoigner ce jeudi, à l’occasion de la la journée mondiale contre le cancer. Entre devoir de résilience, combativité et acceptation.

C’est la journée mondiale contre le cancer ce jeudi. En France, 382.000 nouveaux cancers ont été détectés en 2018 d’après les derniers chiffres de l’Institut National contre le Cancer. En Mayenne, Francette Froger, 60 ans, a lancé l’année dernière des ateliers d’art-thérapie à Château-Gontier-sur-Mayenne.

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Atteinte d’un cancer en 2017, cela fait désormais quatre ans qu’elle est en rémission. Ces ateliers, dans lesquels elle propose de peindre et d’écouter de la musique, sont des moments pour travailler par exemple sur l’estime de soi. « Cela m’a permis de penser à autre chose, de sortir de la maison et de rencontrer d’autres personnes. Ça c’est vraiment très très important. On parle de la maladie mais on rit aussi » déclare Francette Froger. Ces séances d’art-thérapie sont organisées gratuitement le lundi, derrière le magasin Réauté à Saint-Fort.

La résilience c’est savoir se dire aussi qu’à un moment donné, quelque chose vous arrive et que vous ne pouvez rien faire d’autre que de le prendre et de vous bagarrez contre.

Si l’entourage joue souvent un rôle primordial dans l’acceptation de la maladie et dans le combat contre elle, la résilience est aussi un ingrédient supplémentaire important d’après Béatrice Mottier, conseillère départementale de la Mayenne qui a connu une rechute de son cancer du sein. Elle a appris la nouvelle juste avant le deuxième confinement. « La résilience est un mot qui est entré dans le langage courant aujourd’hui. On a besoin de combativité pour se battre contre le cancer. _C’est une maladie qui est dure, qui est âpre, mais dont on peut guérir, avec laquelle on peut vivre. Et on ne s’en sort bien que si on se bat contre elle, et que si l’on vit avec elle_. On est capable d’avoir beaucoup d’énergie, de savoir s’écouter quand il faut » explique l’élue.

La crise sanitaire bouleverse la prise en charge

Depuis mars 2020 et le début de l’épidémie de coronavirus en France, les conséquences ont été nombreuses dans la prise en charge et le dépistage du cancer. L’an dernier par exemple dans la région Pays de la Loire, 1.600 cancers du côlon en moins par rapport à 2019 n’ont pas été diagnostiqués. Certaines opérations de dépistage ont aussi pris trois mois de retard. 

Bernadette Perrot, la présidente de la Ligue contre le cancer en Mayenne rappelle que les opérations de dépistage sont essentielles pour vaincre au mieux la maladie, et que malgré le contexte sanitaire il est toujours possible de se faire dépister en Mayenne. D’ailleurs les invitations postales pour le dépistage du col de l’utérus ont été envoyées à des milliers de mayennaises.

source : France Bleu

 

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