Cancer: le coût de la recherche, payé deux fois par le contribuable?

Pharmaceutical medicine pills on magnetic brain resonance scan mri background. Pharmacy theme, health care, drug prescription for tumor, alzheimer, mental illness treatment medication

 

Vous avez certainement remarqué que la COVID19 prend la part du gâteau sur le marché de l’information santé. Par contre, on demande (par le biais de la publicité) de faire des dons aux instituts qui représentent le cancer : ligue contre le cancer, fondation ARC, Gustave Roussy…on quémande la recherche en quelque sorte…ce pays a vraiment un problème de gestion, de justice et d’égalité !

 

«En 2008, les médicaments du cancer coûtaient environ un milliard d’euros, sur un budget global de la Sécurité sociale de deux cents milliards. Mais depuis 2018, les traitements du cancer augmentent d’un milliard par an. C’est intenable car à ce rythme, dès 2025, on atteindra les dix milliards», déplore le Pr Thierry Philip, président de l’Institut Curie.

Il faut donc trouver des solutions si l’on ne veut pas remettre en cause l’universalité de notre modèle de santé. «L’une d’elles serait de négocier au niveau européen, avec les laboratoires: les prix sont déjà plus bas en Pologne, preuve que c’est possible», insiste le Pr Philip.

Avis partagé par le Pr Philippe Casassus, hématologue (Ligue contre le cancer, Seine-Saint-Denis) et par le Pr Karim Fizazi, oncologue médical (Gustave Roussy): «Le principal argument avancé par les laboratoires est le coût de la recherche qui a mené à la production de la molécule, comme des dépenses induites par celles qui n’ont pas abouti. Certes! C’est ce que soutiennent toutes les grandes firmes internationales, dont les bénéfices sont impressionnants comparés à ceux d’autres industries. Mais l’essentiel de la recherche fondamentale, réalisée en amont, est payé par le service public (nos impôts).»

Licence d’office

Le fait est que, de plus en plus, les chercheurs académiques sur la piste de nouveaux traitements déposent des brevets, créent des start-up et, si ces dernières deviennent prometteuses, l’industrie rachète le concept. «Il n’est pas normal de nous faire payer le coût de la recherche fondamentale que l’on a déjà financé», relève le Pr Philip qui n’exclut pas que les politiques en arrivent à des solutions plus brutales si aucun accord n’est trouvé. Par exemple, la licence d’office obligatoire: «Ce serait une sorte de 49-3 de l’Assemblée nationale. Ou bien l’industriel accepte de diminuer son prix, ou bien son générique serait autorisé tout de suite.» À l’inverse, si l’industriel accepte de baisser les prix, un temps plus long sans générique pourrait lui être accordé.

Il faudrait aussi – et c’est heureusement de plus en plus souvent le cas – que lorsque le volume des ventes d’un médicament augmente considérablement parce que ses indications s’élargissent, le prix de ce médicament baisse d’office en conséquence. «Le coût des médicaments ne doit pas être basé sur la capacité des États à payer, mais bien sûr la réalité des coûts investis», conclut le Pr Thierry Philip.

Rendre public le montant des investissements

Payer une seule fois le coût de la recherche et payer les justes coûts de production, en toute transparence: c’est ce que demandent depuis plusieurs années les professionnels de la santé et les associations de malades.
Ils semblent avoir été en partie écoutés puisque, fin 2019, un amendement a enfin été adopté en deuxième lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020.  afin que, pour chaque nouveau traitement, les financements publics qui ont contribué au développement soient référencés et pris en compte dans la négociation des prix. Le texte doit encore être examiné au Sénat.

source : le figaro

 

 

Mots-clefs :,

Aucun commentaire.

Laisser un commentaire

BoosterSaFertilité |
PROBLEME GYNECO , UN COMBAT... |
Jenniferforever |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Jgjg
| les bases
| Rgimeetbientrelr