big pharma, labos tout-puissants….c’est aujourd’hui

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Je ne pouvais pas passer sous silence cet excellent documentaire de Luc Hermann et de Claire Lasko, pourquoi ??? parce que la situation est préoccupante.
Quiconque perd la vue, ou se « choppe » une maladie grave n’est-il pas prêt à tout pour se trouver le remède miracle ?
C’est la course à l’innovation, et dès qu’un médicament révolutionnaire est autorisé sur le marché, le labo gonfle son prix au maximum : il sait qu’il dispose d’une année, peut-être de deux, avant que la concurrence ne rattrape son retard.
Alors en attendant, il enrichit ses actionnaires. C’est que l’on a vu pour le cancer avec l’immunothérapie ou encore pour un traitement proposé par Novartis contre la leucémie à…320 000 euros.
Ces pratiques contribuent à asphyxier les systèmes de santé les plus riches.

Je me sens le devoir de pointer du doigt certaines dérives, en particulier la mise sur le marché de médicaments beaucoup trop chers, qui n’ont pas prouvé leur efficacité ou dont les effets secondaires, parfois dramatiques, sont minimisés…exemple avec le médiator et la Dépakine.
Ne serait-ce pas aux états de mieux contrôler cette industrie ??
Le système de santé doit-il être aux mains du cercle privé ??.

 

Donc si le pouvez, regardez mardi 15/09 à 20h50 (ou en replay) sur ARTE :
Les « big pharma » malades du profit

Enquête sur une industrie hors de contrôle, dont les intérêts ne coïncident pas toujours avec les impératifs de santé publique.

 

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Plus riches et plus puissantes que jamais, les firmes pharmaceutiques orientent la recherche et le remboursement des soins. Enquête sur une industrie hors de contrôle, dont les intérêts ne coïncident pas toujours avec les impératifs de santé publique.

On les surnomme les « Big Pharma » : à eux seuls, les suisses Novartis et Roche, les américains Pfizer et Johnson & Johnson, et le français Sanofi contrôlent la majeure partie de la fabrication de médicaments. Pour conserver leur monopole, ces grands laboratoires minimiseraient, voire occulteraient, certains effets indésirables causés par leurs produits. En Europe, la Dépakine, un antiépileptique responsable de malformations congénitales et de troubles neurodéveloppementaux chez des enfants exposés in utero, est au cœur d’un retentissant scandale. Soupçonné d’avoir tardé à alerter les autorités sanitaires et les consommateurs sur ces risques pourtant connus, Sanofi a été mis en examen pour « tromperie aggravée », « blessures involontaires » et « homicides involontaires ». Aux États-Unis, où la crise des opioïdes fait des ravages (plus de cent morts par jour), les multinationales pharmaceutiques sont accusées d’avoir encouragé la prescription massive de ces antidouleurs en dissimulant leur caractère hautement addictif. En 2019, Johnson & Johnson a ainsi été condamné à payer 572 millions de dollars à l’État d’Oklahoma pour avoir mis en danger la vie de ses citoyens. Alors que l’industrie pharmaceutique bénéficie largement des innovations de la recherche publique, les prix des médicaments atteignent des sommets : facturé 84 000 dollars aux États-Unis, où la tarification n’est pas encadrée, le traitement contre l’hépatite C coûte 24 000 euros en France, quand la nouvelle thérapie génique contre la leucémie commercialisée par Novartis avoisine les 300 000 euros. Entre intense lobbying et ententes illicites, les laboratoires déploient d’efficaces stratégies pour préserver leurs exclusivités, à l’instar du même Novartis, qui est parvenu à imposer sur le marché un médicament contre la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) quarante fois plus coûteux que son concurrent. Le 9 septembre 2020, Novartis, Roche et Genentech ont ainsi été condamnés par l’Autorité française de la concurrence à payer 445 millions d’euros pour pratiques abusives dans le traitement de la DMLA.



Course au blockbuster
À l’heure où la lutte contre le Covid-19 aiguise les appétits des mastodontes pharmaceutiques, Luc Hermann (Starbucks sans filtre) et Claire Lasko éclairent le nouveau paradigme à l’œuvre dans le secteur, entre concentration, financiarisation et course effrénée aux profits. À l’aide d’exemples documentés et de nombreux témoignages (de médecins, patients, journalistes, victimes et avocats, ainsi que d’un représentant de Sanofi et de l’ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine), leur enquête met en lumière la puissance démesurée des Big Pharma – « comparable à celle d’un État« , selon le professeur François Chast –, les menaces qu’ils font peser sur les systèmes de santé publique, mais aussi les élans de résistance qu’ils suscitent, entre multiplication des procédures judiciaires et constitution de collectifs de médecins luttant contre la corruption dans le domaine de la santé.

 

Aller plus loin sans modération : https://hecstories.fr/fr/10-idees-recues-sur-big-pharma/

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