cancer de la prostate et testostérone, une tromperie ???

Testosteron.svg

Je voulais aujourd’hui pointer une contreverse : le lien entre la testostérone et le cancer de la prostate. 

Est-ce que de dans 10 ans, on dira que l’on s’est complètement trompé ??

Le sujet ne court pas les écrits en France, il faut aller fouiller aux USA, en Belgique.. j’ai comme l’impression que ce sujet ne retient pas l’attention de nos spécialistes à qui on a certainement appris que la testostérone pouvait avoir un effet défavorable sur le cancer de la prostate.

Mythe, dogmes ?? on va essayer d’en savoir plus. Et si on dépoussiérait les acquis.

Certes, lorsque l’on regarde de plus près, la testostérone est une hormone qui ne coûte pas cher, donc qui ne peut engendrer l’accumulation d’euros ou de dollars. Une première raison… allez ne soyons pas mauvaise langue !!!

En m’intéressant à la vitamine D3 ( qui est une hormone et oui !!!) et à ses multiples bienfaits, notamment dans le cancer de la prostate, j’ai découvert trois médecins Belges ayant fait des recherches en hormonologie, dont :

- le Dr Stéphane RESIMONT auteur de cet excellent livre sur la D3K2 dont vous trouverez une version PDF ci-dessous : https://www.medicatrix.be/wp-content/uploads/2019/10/RESIMONT-Vitamines_D3K2.pdf 

- Le Dr Hertogue spécialiste des thérapeutiques hormonales et anti-âge. Il est Président de la World Society of Anti-Aging Medicine depuis 2004.

 - Le professeur Schulman Professeur émérite à l’université de Bruxelles et chef de service Honoraire d’Urologie. Ce professeur conteste en se basant sur des preuves scientifiques la croyance infondée qu’un traitement à la testostérone peut favoriser, voir empirer un cancer de la prostate.
Si nous observons la situation de manière logique, nous constatons que l’incidence du cancer de la prostate augmente avec l’âge alors qu’inversement, le taux de testostérone diminue à partir de la quarantaine. Il existe donc une corrélation inverse entre un taux de testostérone élevé et le risque de cancer de prostate contrairement au concept datant de 1941.

Il est important de remettre les pendules à l’heure et de casser ce mythe.
Découvrez tout dans cette excellente vidéo du Pr Schulman.

Image de prévisualisation YouTube

 

En complément, voici la position du Dr Hertogue spécialiste Belge des thérapeutiques hormonales que je trouve très crédible.

L’influence potentiellement néfaste de l’administration de testostérone sur la prostate, bénigne ou maligne, fait partie des dogmes médicaux historiques sans base scientifique actuelle.

Un prix Nobel à l’origine de la confusion

En 1941, Huggins et Hodges rapportent que la chute de la testostérone engendrée par la castration ou l’administration d’œstrogènes entraine une régression des cancers avancés de la prostate et que l’administration de testostérone peut résulter en une accélération de la croissance des cancers de la prostate.  L’androgénodépendance du cancer de la prostate venait d’être démontrée, ce qui vaudra l’attribution du prix Nobel de médecine à Huggins en 1966.

Aujourd’hui encore, la suppression androgénique reste, à juste titre, la base du traitement du cancer avancé de la prostate, mais aujourd’hui encore, la deuxième constatation constitue un frein à l’utilisation de la testostérone par crainte d’induire ou de réveiller des cancers de la prostate  occultes ou quiescents.  Crainte que n’étayent cependant ni les travaux de recherche ni l’expérience clinique.

Données scientifiques

Il existe une abondante littérature consacrée aux relations entre testostérone et prostate permettant d’expliquer la régression des cancers avancés de la prostate par la suppression androgénique et l’absence de progression lors de l’administration de la testostérone.  Cependant, il n’y a à ce jour pas d’études prospectives contrôlées de large envergure et de longue durée dédié spécifiquement à la sécurité d’emploi de la testostérone.

La plupart des études interventionnelles n’ont pas montré de différence significative de modifications du PSA et détection de cancer de la prostate comparé aux groupes témoins.

Par ailleurs, dans un groupe d’hommes hypogonadiques se faisant dépister, l’incidence du cancer de la prostate était de 14% comparée à 1% chez les hommes traités par la testostérone pour hypogonadisme.

Nous disposons par ailleurs d’études de cohorte longitudinales ayant une période de suivi allant jusqu’à 20 ans.  Aucune de ces études n’a établi de corrélation directe entre les taux de testostérone et la survenue de cancer de la prostate, mais la plus importante d’entre elles indique même une réduction du risque de cancer de la prostate chez les sujets ayant les taux de testostérone les plus élevés.

Simple rappel logique : l’incidence du cancer de la prostate augmente avec l’âge alors qu’inversement, le taux de testostérone diminue à partir de la quarantaine.

Des travaux montrent que, chez les hommes ayant des taux bas de testostérone, le risque de développer un cancer prostatique est plus élevé, le stade est plus avancé et les tumeurs plus agressives.

Comment conjuguer de façon harmonieuse, d’un côté la décroissance des cancers prostatiques liée à la suppression androgénique et la reprise de la croissance constatée lors de son arrêt et, de l’autre, l’absence d’impact des traitements par testostérone exogène ?

Une importante étude a apporté un élément décisif en montrant que l’apport exogène de testostérone augmente certes les taux sériques, mais en revanche ne s’accompagne pas d’augmentation significative des taux tissulaires prostatiques.  Ces résultats vont dans le sens de l’existence d’un seuil de saturation des récepteurs androgéniques, seuil qui serait déjà atteint avec les androgènes endogènes, ce qui avait été suggéré il y a plus de trente ans.

Ce modèle permet d’intégrer les effets liés aux variations des taux endogènes en relation avec la suppression androgénique et l’absence quasi complète d’effet lors de l’administration de testostérone exogène.

Par ailleurs, les recommandations de l’Association Européenne d’Urologie indiquent que chez des patients hypogonadiques traités avec succès pour un cancer localisé de la prostate (chirurgie – radiothérapie), après un intervalle de suivi raisonnable (un an ou deux – PSA indétectable), l’administration de testostérone peut être envisagée.

Conclusions

Les éléments scientifiques  à notre disposition à ce jour, indiquent que l’apport exogène de testostérone ne semble pas être à l’origine d’un surcroit de risque de cancer prostatique et certaines données vont même plutôt dans le sens d’un risque accru en cas de taux bas de testostérone endogène.

 Articles  récents reprenant les principales références

Morgentaler A, Zitzmann M, Traish AM, Fox AW, Jones TH, Maggi M, Arver S, Aversa A, Chan JC, Dobs AS, Hackett GI, Hellstrom WJ, Lim P, Lunenfeld B, Mskhalaya G, Schulman CC, Torres LO.

Fundamental Concepts Regarding Testosterone Deficiency and Treatment: International Expert Consensus Resolutions.

Mayo Clin Proc. 2016; 91(7):881-96.

Kaplan AL, Hu JC, Morgentaler A, Mulhall JP, Schulman CC, Montorsi F.

Testosterone Therapy in Men With Prostate Cancer.

Eur Urol. 2016 ;69(5):894-903.

 

En savoir plus :
Un document PDF que vous pouvez transmettre à votre médecin, oncologue, urologue…
N’hésitez pas à me communiquer leurs réponses. Merci
fichier pdf lien entre testostérone et cancer de la prostate 

 

 

Mots-clefs :

Inscrivez-vous

Abonnez-vous à notre lettre d'informations pour recevoir les nouveautés par e-mail.

5 Réponses à “cancer de la prostate et testostérone, une tromperie ???”

  1. J F
    26 juillet 2020 à 21 h 01 min #

    Merci Dan pour cette prise de position « iconoclaste »!.
    Pour ceux qui peuvent encore se procurer le livre « Equilibre hormonal pour les hommes » du Dr John R. Lee, ils trouveront des informations pertinentes.
    Malheureusement, en France, AUCUN SPECIALISTE ne souhaitera les aider dans leur demande!!!.

  2. Lareraille
    26 octobre 2020 à 22 h 18 min #

    Voir également l’étude Androcan du pr Henry Botto hôpital Foch.
    Remise en cause des traitements anti hormonaux.
    Reste le problème entre cancer de la prostate localise et les cancers avec métastases pour moi c’est pas clair….

    • cancerjemesoigne
      28 octobre 2020 à 18 h 40 min #

      Merci pour votre commentaire et vos infos, un sujet très peu abordé en France qui mérite un éclairage plus objectif. Je fais actuellement une démarche auprès de la clinique du Dr Hertogue à Bruxelles. A suivre…

  3. Lareraille
    28 octobre 2020 à 22 h 50 min #

    En relisant ton parcours ,il me semble que les traitements hormonaux n’ont pas beaucoup d’effets pour toi ……..Qu’en penses-tu ?
    Je me pose aussi la question car je suis sous Decapeptil et j’ai l’intention d’arrêter car cela me semble aller contre la guérison ou la rémission !!!! (score Gleason 4+5 avec métastases .) j’ai fait aussi une chimiothérapie en 2018.
    Le Dr Hertoghe me semble de bon conseil,je le découvre grâce a ton blog ,,merci à te lire Bientôt.
    J’ai fait Quatre semaines de traitement pour chien….le 10 novembre j’aurais des résultats…

  4. Lareraille
    29 octobre 2020 à 19 h 29 min #

    Je reviens sur mon précédent commentaire ,peut-être que tu sentais bien qu’en tu as adapté la seconde fois ta prise d’hormonothérapie. Une question ton taux de testostérone était-il plus haut ???

Laisser un commentaire

BoosterSaFertilité |
PROBLEME GYNECO , UN COMBAT... |
Jenniferforever |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Jgjg
| les bases
| Rgimeetbientrelr