cancer : les médecines alternatives en question…

 

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L’article que vous trouverez ci-dessous de Damien Mascret publié le 17/08/2017 dans le Figaro Santé à plus que retenu mon attention. Le sujet :  
                                                Cancer : le danger des médecines alternatives

Si l’article parle des dangers des médecines alternatives, je constate de par mon blog et mon parcours que de nombreuses questions, voir des polémiques se posent sur les dangers de la médecine traditionnelle en matière de traitement du cancer.
Beaucoup pense par exemple que la chimiothérapie « tue », que les effets secondaires sont délétères …et qu’ils ne souhaitent pas se faire soigner en épousant ces conditions.
Ils parlent souvent de « double peine » : poids de la maladie mais aussi extrême lourdeur des traitements.

Ils se tournent donc vers d’autres thérapies, dites « alternatives » pour contourner les possibles dangers, ils cherchent des solutions moins agressives, plus « humaines »…l’article ci-dessous semble dire que ces personnes font fausse route et qu’elles risquent leur vie.
Et pourtant sur mon blog, je constate de nombreuses connections sur les sujets comme :  mon séjour dans une clinique alternative en Allemagne ou bien ma cure d’ozonothérapie en Belgique ou encore sur les bienfaits des huiles essentielles…c’est un signe fort non ??.

Alors si cette demande vers « l’alternatif » est de plus en plus marquée…
Pourquoi l’oncologie ne se réinvite-elle pas ??
Ne serait-ce pas le moment venu de réfléchir à une autre approche du cancer ??
Je pourrai même dire : moins centrée sur la maladie, et plus sur le malade.

Même si je suis plutôt orientée « naturel » de par nature (lol), je n’ai pas refusé le conventionnel, vous pourrez le vérifier dans mon parcours dans la maladie.
Même si les détracteurs de la chimiothérapie annoncent que le taux de réussite est de seulement 3%, un pourcentage qu’il faudrait analyser avec précision.
J’ai vu autour de moi des personnes mourir du cancer ( sous chimiothérapie ) mais j’en ai aussi vu s’en sortir, et arriver à prolonger leur vie dans de bonnes conditions. C’est aussi mon cas, avec un cancer dit agressif qui ne me donnait pas plus de 3 ans, je suis aujourd’hui dans ma septième année. J’ai tout essayé…mais finalement ce sont les chimios qui me permettent de contenir mes douleurs et de vivre dans de meilleures conditions, sachant que ma maladie est incurable.
En revanche, l’accompagnement est FONDAMENTAL il est la ressource INDISPENSABLE.

C’est ce que l’on pourrait appeler l’oncologie intégrative.
Une tendance qui se confronte à des traditions thérapeutiques hermétiques et qui n’est pas encore intégrée dans les cursus de formation des oncologues.

Une oncologie intégrative, qui prend en compte tous les soins spécifiques du cancer (chirurgie, radiothérapie, pratiques non conventionnelles etc.).
Une oncologie intégrative centrée sur les besoins du patient qui devient acteur de ses soins.
Une oncologie intégrative qui intègre aussi le volet « corps–esprit » ou encore des modifications du style de vie pour mieux gérer les symptômes physiques et émotionnels liés au cancer et à ses traitements.

Mieux, la médecine intégrative peut servir à détecter plus tôt la maladie ou à anticiper une rechute. Ce qui permet d’économiser des soins lourds, donc de dépenser moins. Parce qu’elle repose aussi sur une approche personnalisée, cette approche réinvente la relation médecin-patient ; elle la rend plus humaine. Par conséquent, l’individu bénéficie d’un soutien psychologique qui lui fait du bien, voire d’un environnement social capable d’accélérer sa guérison.

L’alimentation (absente du vocabulaire de l’oncologue), les compléments alimentaires, la vitamine C à haute dose….Une thérapie comme l’homéopathie recommandée pour diminuer les nausées et vomissements.
Selon une étude américaine publiée dans JAMA Oncology, près d’un tiers des patients ont fait appel, dans les 12 mois suivants leur chimiothérapie, à des traitements non conventionnels : plantes, chiropraxie, ostéopathie, massage, yoga/tai chi/qigong, méditation, homéopathie, naturopathie, hypnose…sans oublier les molécules de signalisation REDOX qui améliore mon potentiel cellulaire…

Cette approche intégrative m’a permis d’accompagner ma maladie, la rencontre et la participation dans les centres RESSOURCE m’a ouvert à des pratiques riches en énergie, en partage…en compréhension. L’art thérapie, les groupes de parole…sont des activités qui sont d’un grand soutien.

Vous pourrez lire dans l’article ci-dessous cette phrase : 

«Nous voyons aussi des patients qui refusent de commencer un traitement alors qu’ils sont aux stades initiaux de leur cancer» Pr Skyler Johnson, chercheur à l’université de Yale

Il est grand temps que l’oncologie se remette en question, pour répondre à ces personnes qui se retrouvent dans le doute, dans le désespoir, pour transformer leur situation en « espoir ». Pour les écouter…expliquer, rassurer et proposer aux patients des solutions d’accompagnement qui s’inscrivent dans un ecosystème d’innovation humaniste. Je dis humaniste et non pas chimique.

Des centres français (Léon Bérard, Bergonié, Claudius Regaud, Curie, Gustave Roussy, l’AP-HP) ont tous lancé des programmes de thérapie intégrative…mais vigilance sur « les effets vitrines », le planning des ateliers d’art thérapie, de jardinage, de sport, ainsi que les consultations d’ostéopathie, d’acupuncture, de nutrition…sont pris d’assaut et il faut être « patient » (lol) et observer des délais d’attente qui repoussent les élans volontaires.
Bien souvent, ils sont animés par du personnel qui pratique en plus de leur spécialité. J’ai été confronté à des situations qui manquaient d’un réèl investissement, après attente d’une place sur le planning, l’exemple d’un médecin anesthésiste formé à l’acupuncture qui me laissait seul dans une pièce ( décoration non investie) pendant 45 minutes, sans visite intermédiaire. Je lui ai fait part de mon sentiment d’abandon, le médecin était surpris de cette souffrance et qui a rendu ma séance négative.

Donc l’oncologie intégrative oui, mais puisée dans une vraie volonté politique et non bâclée pour « faire innovant » sur les plaquettes commerciales.

Je ferai un dernier focus sur le plan financier.
Selon les chiffres, les soins contre le cancer reviennent très chers. En 2019, selon les Echos, les tarifs des nouveaux traitements du cancer Yescarta et Kimriah coûtaient 350.000 et 320.000 euros. On se trouve à la limite d’un scandale, la situation mériterait d’être un peu plus analysée.

En France, en 2016, les dépenses d’Assurance maladie pour les traitements anticancéreux s’élevaient à 4,2 milliards d’euros. C’est énorme, le cancer est un secteur qui rapporte certes… Lors de mes traitements, j’ai souvent eu des ordonnances avec des listes de médication impressionnante…et si on instaurait le jeûne avant les chimios, et si on utilisait des plantes comme le desmodium pour nettoyer le foie, et si on réfléchissait à des méthodes éco-pensées, simples, naturelles….sans rajout de chimie qui charge notre organisme et qui le rend fatigable et vulnérable.

l’impact de cette maladie est important, que ce soit sur les relations personnelles et amoureuses, la dimension professionnelle, ou sur le corps et l’image de soi.
La prise en charge psychologique des patients reste faible… et si elle devenait plus importante ??…. la part de la consommation d’anxiolytique diminuerait…ainsi que la charge financière qui pèse sur la sécurité sociale.

On pourrait ainsi consacrer davantage de budget à la recherche sans avoir à quémander de l’argent au grand public dans des campagnes de lutte contre le cancer.

Voilà je referme la parenthèse, il y a un moment que je n’avais pas écrit ( un peu long non ? ) c’est peut-être preuve que ça va mieux.

Une bonne adresse à retenir, celles des centres RESSOURCE. c’est fabuleux le travail qu’ils effectuent, et ils sont bénévoles…merci à toutes et à tous.Merci à Jean Lou Mouysset pionnier de l’oncologie intégrative en France

N’hésitez à faire vos commentaires pour enrichir le débat, exprimez-vous ça rend heureux…. 

Je vous laisse avec article de Damien Mascret du Figaro que je remercie

 

Cancer : le danger des médecines alternatives. Damien Mascret / Le Figaro

Refuser le traitement conventionnel quintuple, par exemple, le risque de mourir d’un cancer du sein.

Peu de médecins s’opposent aux approches telles que la sophrologie, la méditation ou le qi gong lorsqu’elles viennent en complément des traitements éprouvés du cancer. Mais quand ces techniques prétendent remplacer la médecine conventionnelle, le ton se durcit. «De l’homéopathie capable de guérir le cancer, cela n’existe pas!» rappelait le Pr Simon Schraub, il y a cinq ans dans le bulletin de l’ordre des médecins. Certains malades ne se contentent pas d’avis d’experts et en demandent davantage.

C’est tout l’intérêt de l’étude que viennent de publier des chercheurs de l’université de Yale dans le Journal of the National Cancer Institute. Ils ont donc observé grâce à une base de données nationale américaine le devenir de malades atteints de cancers fréquents (sein, poumon, prostate ou colorectal) et ayant opté pour un traitement alternatif à celui proposé par les médecins. Dans trois cancers sur quatre (prostate exceptée) la mortalité a plus que doublé. «Nous avons fait cette étude parce que nous voyons des patients avec des cancers à des stades avancés après qu’ils ont essayé des médecines alternatives au moment où leur cancer était à un stade plus curable», explique au Figaro le Pr Skyler Johnson.

«Une jeune femme à qui on venait de détecter un cancer du sein de petite taille m’a demandé ce que je pensais du jeûne, explique sans ambages ce chirurgien d’un centre de lutte contre le cancer. Je lui ai répondu que je pensais la revoir dans six à douze mois avec 15 kg de moins, des métastases ganglionnaires, voire à distance (du cancer, NDLR), et une tumeur ayant doublé ou triplé de volume. Je ne lui ai pas dit ça pour lui faire peur mais parce que c’est arrivé à une autre patiente jeune.»

«Nous voyons aussi des patients qui refusent de commencer un traitement alors qu’ils sont aux stades initiaux de leur cancer»

Pr Skyler Johnson, chercheur à l’université de Yale

Dans les études sur ceux qui se risquent aux médecines alternatives, les patients sont plutôt des femmes, jeunes, d’un bon niveau d’éducation et de revenus. «Nous voyons aussi des patients qui refusent de commencer un traitement alors qu’ils sont aux stades initiaux de leur cancer», explique le Pr Johnson. Dans le cancer du sein, c’est le cas de 0,7 à 1,2%, selon les études. «Je pense que nous avons tous quelques patientes en tête qui ont refusé catégoriquement nos traitements conventionnels et notamment la chimiothérapie au moment de l’annonce du parcours de soins! En affirmant “c’est un poison!”, “c’est la chimio qui va me tuer ”», regrette cette chirurgienne oncologue, spécialisée dans le sein. «Je trouve vraiment dangereux parfois le discours des médecins -ou de pseudo-thérapeutes- qui dispensent des conseils faisant croire aux patientes qu’il existe une alternative aux traitements conventionnels», ajoute-t-elle.

Surdiagnostics

Sein, poumon, côlon ou rectum, prostate. Les chercheurs de Yale ont volontairement choisi des cancers non métastasés, c’est pourquoi ils ont par exemple exclu ceux du pancréas ou des ovaires, souvent diagnostiqués tardivement avec des métastases. Pour l’épidémiologiste Catherine Hill (Gustave-Roussy), «cette étude très bien faite et très astucieuse confirme que si vous avez un cancer non métastasé, il vaut mieux aller se faire soigner chez des professionnels qui utilisent des traitements validés que d’aller faire n’importe quoi chez n’importe qui!».

En effet, le risque de mourir en optant pour une médecine alternative apparaît quintuplé pour le cancer du sein, quadruplé pour le cancer colorectal, doublé pour le cancer du poumon. Dans cette étude, «l’effet est plus grand pour les cancers du sein et colorectaux parce que les patients ont des formes agressives de cancers pour lesquelles le traitement conventionnel est très efficace», explique le Pr Johnson.

 Il y a des patientes qui acceptent le traitement sous condition de pouvoir bénéficier en complément de médecines alternatives

«L’effet n’est pas significatif pour le cancer de la prostate pour un certain nombre de raisons, ajoute-t-il. C’est un cancer qui progresse très lentement et sur de nombreuses années, et notre étude n’a qu’un recul médian de six ans.» Pour Catherine Hill, «c’est surtout parce qu’il y a beaucoup de surdiagnostics (cancers qui n’auraient pas eu de conséquences sur la santé du patient, NDLR) que le surrisque est nul pour la prostate!». Le Pr Johnson pointe aussi le nombre important de formes peu agressives de cancers de la prostate dans l’étude. «Mon impression est qu’avec un suivi plus long il y a des chances qu’une différence de survie apparaisse.»

 Il y a des patientes qui acceptent le traitement sous condition de pouvoir bénéficier en complément de médecines alternatives, note un chirurgien oncologue. Là, c’est différent, car le fait de pouvoir continuer à en bénéficier les aide à accepter des traitements type chimiothérapie ou radiothérapie.» Sur son site, le Pr David Gorski, qui étudie les médecines alternatives depuis plus de quinze ans, rappelle que par définition ce sont des pratiques qui «soit n’ont pas encore prouvé leur efficacité, soit ont prouvé qu’elles ne marchaient pas». Deux bonnes raisons de rester prudent.


Complémentaire, jamais alternatif

Il ne faut pas confondre médecines alternatives et médecines complémentaires. Les premières ont la prétention de remplacer purement et simplement le traitement conventionnel, les secondes,  plus modestes, sont juste utilisées  en accompagnement de celui-ci.
Quand aux termes trompeurs de médecines «parallèles», «douces» ou «traditionnelles», l’Académie  de médecine proposait de les oublier, dans un rapport publié en 2013. «Pour nous, il n’y a qu’une seule médecine. La médecine scientifique»,  expliquait alors le Pr Daniel Bontoux.
À l’époque, l’Académie s’était penchée  sur l’acupuncture, l’hypnose, l’ostéopathie et le tai-chi, mais il existe des dizaines de ces approches non conventionnelles. «Sur un annuaire francophone, j’ai dénombré 173 thérapies de Access consciousness  à Zensight», s’étonne encore l’épidémiologiste Catherine Hill.

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2 Réponses à “cancer : les médecines alternatives en question…”

  1. J F
    20 juillet 2020 à 10 h 51 min #

    Excellent thème, si les malades cherchent des traitements dits « alternatifs dangereux »…c’est qu’ en France il n’ existe pas de médecine alternative (holistique) reconnue et encadrée par des médecins, comme en Allemagne par exemple (un seul dogme un point c’est tout!).
    Le monopole de conseil de l’ ordre et autres ..empêchent ce genre d’ initiative.
    Nous pauvres malades, qui voulons tester d’ autres thérapies somme à la merci de Franc Tireurs, vendeurs de rêves, pompes à fric …
    Tant que nous sommes régi par un monopole (conseil de l’ordre qui date du gouvernement de Pétain) il n’ y aura pas de changement.
    On vous filera du Zytiga à 6 000 euros le traitement par mois qui vous bousillera les surrénales…mais la Vit C en IV …ouh la la !!!! C EST IMPOSSIBLE!!!!

    • cancerjemesoigne
      21 juillet 2020 à 18 h 24 min #

      Oui jean François nous vivons dans un carcan médical…quand allons-nous trouver le Raoult branché cancer qui pourrait faire bouger les lignes ??

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