Le Pterostilbène serait-il un antioxydant puissant ?

10 sept

 

pterocarpus marsupium

Un nouvel antioxydant fait beaucoup parler de lui ces derniers temps. Proche du resvératrol mais bien plus assimilable, le ptérostillbène concentre d’immenses espoirs thérapeutiques.

Le Malabar a un secret. Attention, il ne s’agit pas du chewing-gum cher à vos années d’enfance, mais d’une région ainsi nommée au sud-ouest de l’Inde. Il y pousse le kino (Pterocarpus marsupium), un arbre endémique du Sri Lanka, de l’Inde et du Népal. De son duramen (bois de cœur), on extrait le fameux pterostilbène.

En médecine ayurvédique, on utilisait traditionnellement l’exsudat rouge qui s’écoule de toute incision faite à l’écorce du kino de Malabar pour traiter le diabète. Ce qui valut à cet exsudat d’être un temps importé en Europe au cours du XIXe siècle. Il s’avèrera plus tard que le ptérostilbène est aussi l’un des principaux antioxydants contenus dans la myrtille.

La recherche augure de nombreux effets préventifs et thérapeutiques de l’usage du pterostilbène contre les maladies neurologiques, cardio-vasculaires ou métaboliques. Un peu à la façon du resvératrol, dont le ptérostilbène est un cousin, à une différence près : ce dernier est bien plus facilement assimilable par l’organisme.

De nombreuses applications santé

Les multiples bénéfices du ptérostilbène dans le traitement et la prévention des maladies sont attribués à ses propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et anticarcinogènes exceptionnelles. Celles-ci stimulent de façon significative les fonctions des cellules normales, en même temps qu’elles inhibent les cellules malignes et favorisent même leur apoptose.

Ainsi, des traitements aux extraits de myrtilles et de Pterocarpus marsupium ont permis de réduire le stress oxydatif ainsi que la production de radicaux libres, connus pour leur implication dans la genèse de nombreux troubles et maladies. Parallèlement, la production cellulaire endogène d’autres antioxydants comme le superoxyde dismutase ou le glutathion se trouve augmentée.

Les recherches (principalement in vitro, sur des souris et des cellules isolées) ont déjà porté sur les cancers du sein, de la prostate, de l’œsophage, de l’estomac, du pancréas et du côlon, l’athérosclérose, les troubles hémolytiques et neurologiques, les maladies du foie ou métaboliques telles que le diabète. Les résultats sont extrêmement encourageants, mais demandent encore à être confirmés par des essais cliniques.

Le ptérostilbène a notamment montré des effets comparables à certains médicaments. Il est, par exemple, capable de moduler les taux de cholestérol et de triglycérides comme le fait le Clofibrate, pionnier des anticholestérolémiants. Dans le traitement du diabète de type 2, le ptérostilbène fait aussi bien que la metformine, les effets secondaires en moins. Contre le cancer également, le ptérostilbène montre des bénéfices comparables au tamoxifène (cancer du sein) ou au Folfox (cancer du côlon).

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Le nouvel anti-âge de référence ?

Comme le resvératrol, le ptérostilbène protège des méfaits de nombreux types de radicaux libres, responsables du vieillissement prématuré des tissus corporels  qu’ils soient hépatiques, vasculaires, nerveux ou encore oculaires. Et, comme pour le resvératrol, des essais sur des levures ont montré que des extraits de myrtille contribuaient à une longévité accrue.

Le ptérostilbène agit à de multiples niveaux dans les processus métaboliques, rectifiant les déviances dont sont victimes les cellules âgées ou malades. Ce qui est enthousiasmant, c’est que le ptérostilbène est tellement polyvalent qu’il se montre carrément « adaptatif » devant les différents types de souffrances physiologiques et cellulaires qu’il rencontre.

Ses effets se rapprochent notamment des bénéfices engendrés par la restriction calorique, dont il est démontré qu’elle augmente la longévité et prévient les troubles liés à l’âge en maintenant sous contrôle les phénomènes inflammatoires et dégénératifs tels que l’athérosclérose ou les déficiences cognitives.

 

On sait aussi que l’avancée en âge est caractérisée par des altérations de l’ADN au niveau des télomères. Le ptérostilbène semble en mesure de protéger l’ADN de ces détériorations, mais aussi d’activer des gènes protecteurs très variés, impliqués, par exemple, dans la gestion du poids ou la lutte contre les virus et les bactéries.

Avec le vieillissement de la population, la peur des maladies comme Alzheimer ou la sénilité précoce s’amplifie. Là aussi, le ptérostilbène a montré une faculté à protéger le cerveau et même à en augmenter les performances, notamment de l’apprentissage et de la mémoire. Il est d’ailleurs déjà répertorié sur de nombreux sites en tant que nootrope.

Bouclez vos ceintures, le marché décolle

Les antioxydants ont le vent en poupe, c’est le moins que l’on puisse dire : le marché connaît actuellement une croissance annuelle de près de 10 %. Le ptérostilbène se raccroche au train du succès, dopé par des publications élogieuses et une offre commerciale en pleine diversification. On le trouve sous forme de gélules d’extrait de myrtilles mais aussi de Pterocarpus marsupium, ainsi que sous forme liposomale liquide.

Il convient tout de même d’être prudent, car un certain nombre de compléments alimentaires commercialisés ne comportent qu’une forme synthétique de ptérostilbène, évidemment moins chère que les extraits naturels tirés de la myrtille, du bleuet ou a fortiori du kino de Malabar. Les études se réfèrent presqu’exclusivement à des extraits naturels, de myrtille en général, qui sont d’ailleurs moins chers que le resvératrol, car ce dernier doit être « micronisé » pour augmenter son absorption par l’organisme.

Les fabricants indiquent le plus souvent une posologie équivalente à une centaine de mg quotidiens. Est-ce suffisant ? Les études, bien qu’encore peu nombreuses sur l’humain, s’orientent plutôt vers des posologies de l’ordre de 250 à 450 mg ̶  les bénéfices étant dose-dépendants  ̶  sans qu’aucun effet secondaire non souhaitable n’ait été observé.

 

Carnet d’adresse

Ptérostillbène (laboratoire Dynvéo)

Sources

“A review of pterostilbene antioxidant activity and disease modification”, Denis McCormack and David McFadden, dans Oxidative medicine and cellular longevity, 2013.

“Effect of resveratrol and pterostilbene on aging and longevity”, Yi-Rong Li, Shiming Li and Chi-Chien Lin, dans Wiley Online Library, 2017.

 

Source : alternative santé

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