quand les chiens détectent les maladies

La dernière lettre du Dr Willem a du « chien »

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Des chiens pour renifler le cancer ?

Cher(e) ami(e),
 
Saviez-vous que la détection des odeurs est une fonction essentielle pour la survie d’une espèce ?
 
Elle permet d’identifier une source de nourriture, la présence des prédateurs, ou un partenaire… Mais aussi parfois de détecter des maladies ! (je vais y revenir).
 
Chez les chiens et les chats, la fonction olfactive est décuplée.
 
Le chien est 1 000 à 100 000 fois plus sensible aux odeurs que les hommes.
 
Avant de vous parler du potentiel thérapeutique du chien (et du chat), laissez-moi vous éclairer 2 minutes sur son système olfactif impressionnant.
 
Le chien dispose de deux moyens de perception des odeurs :

  • Il y a la voie nasale: les molécules odorantes présentes dans l’air pénètrent et traversent ses cavités nasales. Mais seul 7% de l’air inspiré atteint l’appareil olfactif.

 

  • Mais la voie rétro-nasale est encore plus étonnante : c’est à l’expiration que la plupart des molécules sont « senties ». Lorsque le chien perçoit une odeur, il la renifle en effectuant plusieurs inspirations et expirations rapprochées. Cela lui permet d’opérer un contact plus important entre les molécules odorantes et la muqueuse olfactive. Puis les neurones interprètent l’odeur avant de transmettre le message au cerveau…

L’animal est ainsi en capacité d’interpréter ce qui l’entoure ou encore de suivre une piste, qu’elle soit récente, éloignée géographiquement ou vieille de plusieurs jours.
 
Selon le Pr Horowitz, ce système olfactif permettrait également aux chiens de ressentir nos émotions (tristesse, joie, stress, colère …), une grossesse… et même de détecter des maladies.

Quand les chiens détectent des maladies 

Plusieurs recherches semblent montrer que les chiens peuvent détecter des maladies telles que le cancer, mais aussi prévenir une crise imminente d’épilepsie ou d’hypoglycémie.
 
Certains chiens ont en effet la faculté de les identifier environ 15 minutes avant qu’elles ne se manifestent, ce qui permet à leur maître de prendre des dispositions et de prévenir toute aggravation.
 
Dans le cas des cancers (ovaires, poumons et mélanomes notamment), les chiens peuvent effectuer un diagnostic plus efficace et plus précoce que la médecine.
 
Rappelons que le chien (avec la souris, le rat, la vache et… l’opossum) fait partie des quelques mammifères qui disposent d’environ un millier de gènes de récepteurs olfactifs dans leur génome, 872 exactement. Avec cet équipement, nul doute qu’il soit performant.

Votre mémoire travaille « en sentant »

En 1879, le Dr Broce identifie le bulbe olfactif, et il note que sa taille, en volume relatif, est inférieure à celle d’autres mammifères comme le rat ou le chien.
 
Les humains ne disposeraient donc que d’un odorat appauvri. Une assertion même reprise par Sigmund Freud, pour qui cette déficience de l’espèce est même comparable à une maladie mentale…
 
Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est notre odorat est profondément lié à notre mémoire : c’est en quelque sorte sa manière de travailler. 

Tous les événements liés à un arôme sont enregistrés depuis le premier jour de notre existence.
 
Les senteurs peuvent nous rappeler des images, des situations ou des événements vécus et nous ramener même à notre plus tendre enfance.
 
L’odorat n’est pas bloqué par les barrières du temps. Par un parfum, nous pouvons ressentir à nouveau un événement passé aussi intensément que la première fois.
 
C’est l’effet de la « Madeleine de Proust ». Dans La recherche du temps perdu, Marcel Proust explique comment un souvenir d’enfance était remonté à la surface par le parfum d’une madeleine trempée dans du thé. Sur le moment, ce souvenir lui avait redonné un sentiment de protection et de bonheur intense. 

Nous avons tous déjà ressenti ce genre de sensation. 
 
Pourtant, la science a longtemps négligé l’odorat.

Remettons l’odorat au goût du jour !

Le génome humain possède tout de même 400 gènes dédiés à l’odorat. L’évolution n’a pas fait les choses pour rien !
 
Avant de pouvoir entendre, voir et même penser, les êtres sentaient et communiquaient par l’odorat.
 
Lorsque nous étions chasseurs-cueilleurs, cela nous permettait de distinguer un aliment comestible ou, au contraire, de nous prémunir de dangers.
 
Puisque les hommes mangeaient cru, il était essentiel d’avoir un odorat développé pour détecter les animaux et les aliments vitaux, de manière naturelle.
 
Mais le système olfactif a subi, après la découverte du feu et de la cuisson, d’importantes mutations génétiques jusqu’à dénaturer lentement mais sûrement notre instinct primitif de survie, de reproduction et d’adaptation.
 
Ce n’est sans doute pas un hasard si au cours de l’évolution, les régions du cortex cérébral ayant conservé une association avec le système olfactif sont les régions anciennes comme l’hippocampe et le système limbique du lobe temporal dont on sait qu’ils jouent un rôle fondamental dans tous les aspects du cerveau :

  • l’acquisition de la mémoire ;

 

  • l’apprentissage ;

 

  • les aspects émotionnels du comportement ;

 

  • ainsi que l’alternance veille sommeil (qui détermine les rythmes biologiques spécifiques de l’activité diurne ou nocturne de l’espèce).

Ce sont ces mêmes régions du cerveau qui sont atteintes dans les cas d’Alzheimer.
 
Alors si vous souhaitez protéger votre cerveau, vous savez ce qu’il vous reste à faire : développez votre odorat !
 
Sentez de belles fleurs, allez au marché, humez les bonnes odeurs, et surtout : apprenez à les différencier. Une bonne manière de développer cette capacité, c’est par exemple en faisant des dégustations de vin ou d’autres aliments subtils.
 
Cela aura un effet réel sur votre humeur, mais aussi sur votre santé, et vous développerez votre mémoire aussi !
 
Portez-vous bien,
 
Jean Pierre Willem

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